Surfer sur la vague vidéo
Tuesday, July 18th, 2006Alors que les initiatives Wimax et Wi-Fi haut débit envahissent les villes, que les grands et moyens centres sont de plus en plus raccordés à Internet via des débits ADSL 2 grandissant exponentiellement et que les campagnes occidentales délaissent presque toutes le 56k pour de nouvelles connexions DSL qui propulsent les navigateurs à parfois 8 mbps, nous sommes en droit de nous demander si le web tel que nous le connaissions autrefois, quelques images rassemblées autour d’une page html, a encore lieu d’être.
Les évolutions technologique sur Internet n’étant pas l’apanage d’une seule entreprise ou d’une quelconque forme d’État central mais plutôt d’un réseau où, empiriquement, les idées et systèmes se développent en regard des règles établies explicitement ou implicitement par quelques autorités (le World Wide Web Consortium, les grands moteurs de recherche, les limitations des navigateurs, etc.), il est normal de voir fleurir toutes sortes d’initiatives. À droite et à gauche, parfois foireuses, les technologies portées par le web intègrent les grands protocoles reconnus puis, test ultime, intègrent les mœurs des internautes. Les technologies vidéo sur le web, malgré des débuts longs et difficiles, ont remportées ce pari.
Il y a quelques heures, la très jeune entreprise californienne YouTube annonçait atteindre quelques 100 millions de vidéos vues sur son site quotidiennement. Le succès de cette petite entreprise de quelques cinquante deux employés est symptomatique d’une montée fulgurante de la vague vidéo, succès que la concurrence tente tant bien que mal de rattraper (Google Video en premier). Mais la vidéo sur le web ce n’est pas nouveau. En fait, des entreprises comme Real Media ont développées leurs technologies permettant le streaming de flux vidéo depuis déjà bien longtemps. Putfile rassemble aussi des vidéos depuis bien plus longtemps que YouTube, sans toutefois connaître de tels succès. Pourquoi alors ne s’intéresser que maintenant à cet essor? Évidemment, il s’agit ici d’une question de rodage des technologies, mais aussi de préparation du public. En 2006, du côté serveur les technologies sont au point (la compression évoluée permettant une diffusion en streaming de vidéos de bonne qualité sans excès de taille mais aussi l’intégration avancées de ces technologies dans le fameux plugin Flash, racheté par Adobe avec le reste de l’entreprise Macromedia, donnent le ton de cette contemporanéité des modes de diffusion) comme du côté client (on parlait en introduction de la multiplication des connexions haut débits, permettant enfin la propagation efficace des flux vidéos chez le particulier, où qu’il soit).
Il est donc du ressort des entreprises du web de développer des applications pratiques à ces technologies, histoire de ne pas manquer la vague, en n’oubliant toutefois pas les limitations : une mauvaise reconnaissance par les moteurs de recherche, un manque d’uniformité dans les protocoles, la possibilité que tout cela passe de mode et, surtout, la complexité de la production de contenu. Quel défi!











